vendredi 13 avril 2012

FEMMES LEADERS D' AFRIQUE FRANCOPHONE

Cette liste n'est qu'exhaustive et a été mise en place par votre serviteur, just dans le but d nous assurer que les valeureuses femmes de l'Afrique de l'Ouest Francophone avaient aussi leur place dans le Ranking des femmes les plus puissantes! 
Voici donc une liste non exhaustive, que vous m'aiderez, j'en suis sûre à compléter au fur et à mesure! Bonne Lecture et puissiez vous être mesdames la pprochaine sur cette liste!

- Bineta Diop, l’arme de la paix du Sénégal 
L’essentiel de sa carrière s’est jusqu’ici effectuée dans l’ombre. Avant d’être mise sous les feux des projecteurs en avril 2011, lorsque le magazine Time la classe parmi les 100 personnalités les plus influentes dans le monde, la Sénégalaise Bineta Diop était davantage connue des milieux diplomatiques. Elle était surtout engagée auprès des femmes dont elle se bat pour la protection en périodes de conflits en Afrique. Femme de l’ombre mais très impliquée dans des initiatives en faveur de la paix sur le continent, au travers de son ONG Femmes Africa solidarité (FAS).
Sa préoccupation: intégrer les femmes dans les processus de paix et la résolution des conflits. C’est ce qu’elle a fait au Burundi et en République démocratique du Congo, mais aussi dans toutes les zones sensibles (Darfour, Sierra-Leone, Rwanda, Tchad, Soudan). C’est ce qu’elle continue de faire dans des pays en post-conflits, comme le Liberia, où a elle a dirigé des équipes d’observateurs lors des élections. C’est encore ce qu’elle a fait en 2004, quand elle a usé de tout le poids de son influence pour amener les chefs d’Etat de l’Union africaine (UA) à appliquer le principe de parité  (PDF) dans l’élection des cinq commissaires femmes sur les dix que compte l’organisation:
«Ce sont les femmes qui subissent la violence des conflits et ce sont elles qui reconstruisent et qui font le travail de réconciliation. C’est pour cela que les femmes doivent faire entendre leurs voix lors des négociations.»
Tel est le message qu’elle porte dans toutes les instances décisionnelles dont elle ouvre les portes. C’est ce qu’elle a déclaré au Conseil de sécurité des Nations unies où elle a été la première femme à intervenir sur le rôle des femmes dans la résolution des conflits.
Native de Guéoul, dans le nord-ouest du Sénégal, Bineta Diop semble tenir cette fibre féministe et cette passion pour l’action diplomatique de son histoire familiale. Sa mère est une militante féministe de la première heure. Elle même passe son bac à Addis Abeba en Ethiopie à l’âge de 19 ans, le siège des institutions africaines où son mari est diplomate. Et c’est à Genève en Suisse alors qu’elle travaille depuis 1981 comme juriste internationale qu’elle créera, 15 ans plus tard, le FAS.

- Were Were Liking, la mystique Camerouno-Ivoirienne
Elle a formé des générations et des générations d’artistes, toutes disciplines confondues. Aujourd’hui, Were Were Liking est considérée par nombre d’Africains comme une « légende ». Née en 1950 au Cameroun, cette dramaturge et metteur en scène s’installe en 1978 en Côte d’Ivoire, dont elle prend aussitôt la nationalité. Après des travaux de recherche en traditions esthétiques négro-africaines, elle crée le village Ki-Yi M’bock dans le quartier de la Riviera II à Abidjan.
Un espace culturel multidisciplinaire, dont elle fait le laboratoire de sa production artistique. Elle accueille des jeunes déshérités à qui elle donne un avenir dans la musique, la danse, le théâtre ou les arts plastiques. Elle accueille pour des stages et des résidences de nombreux jeunes comédiens africains désireux de se forger une carrière professionnelle.
Dès ses débuts au milieu des années 80, le village Ki-Yi devient vite une référence. Were Were Liking est surnommée la «reine-mère» et côtoie les plus grands d’Afrique. Sa voix compte dans les milieux internationaux de l’art. Sa production littéraire est immense: une dizaine de pièces de théâtre, autant de romans et de nouvelles, des recueils de contes et de poésie, et des spectacles qui ont fait le tour du monde. Ses créations mêlent volontiers textes, musique et danse tout comme ses publications associent poésie, roman et théâtre.
Cette figure majeure de l’esthétique du théâtre rituel et initiatique n’est pas en odeur de sainteté avec la politique pour laquelle elle dit afficher un mépris souverain. On l’a peu entendue durant les événements en Côte d’Ivoire en début d’année 2011. Et avant l’escalade de la violence dans le pays, l’artiste panafricaniste a réitéré le peu de confiance qu’elle avait pour les hommes politiques:
«Même si Jésus descendait sur terre pour créer un parti, je ne le soutiendrais pas parce qu’il va échouer comme les autres », déclarait-elle en décembre 2010 lors du troisième Festival mondial des arts nègres à Dakar, au Sénégal.

- Angélique Kidjo, la Béninoise globe-trotter
Elle est l’une des rares chanteuses africaines à crouler sous le poids des prix et des distinctions à travers le monde. Depuis qu’elle a commencé sa carrière internationale au début des années 80 en France, la chanteuse béninoise Angélique Kidjo a été primée une trentaine de fois, dont deux aux célèbres Grammy Awards pour «meilleur album des musiques du monde».
Née pratiquement en même temps que l’indépendance du Bénin (ex-Dahomey) en 1960, la chanteuse s’initie aux arts dans la troupe de théâtre que dirige sa mère, puis se fait connaître, encore adolescente, en interprétant à la radio nationale une chanson à succès de la diva sud-africaine Miriam Makeba. Les troubles incessants que connaît alors le Benin la poussent à tenter une carrière à l’étranger. Et le succès ne se fait pas attendre.
Angélique Kidjo se fait remarquer par la diversité de ses influences musicales et l’originalité de ses clips. Plusieurs de ses chansons sont longtemps restées au sommet des hits mondiaux, comme Agolo, We We, ou encore Batonga. La BBC l’inclut dans sa liste des 50 icônes du continent africain, et pour le magazine Time, elle est n’est ni plus moins que «la Première diva africaine». Le Guardian complète le tableau en la faisant figurer dans son classement des 100 femmes les plus influentes du monde.
Une notoriété certes, et surtout un talent qui permet à l’artiste de promouvoir la richesse de la musique africaine à travers le monde. Mais aussi de défendre la promotion des femmes, à travers la fondation Batonga qu’elle a créée pour soutenir l’éducation des jeunes filles sur le continent. Angélique Kidjo est d’ailleurs ambassadrice de bonne volonté du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) depuis 2002. Elle fait  aussi campagne pour le commerce équitable.

- Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, la pionnière du Mali
Elle est née le 4 janvier 1948 à Tombouctou, est une femme politique malienne. Le 3 avril 2011, elle est devenue la première femme Première ministre, succédant à Modibo Sidibé, après avoir occupé plusieurs postes ministériels. 
Entre 1974 et 1989, Mariam Kaïdama Sidibé a travaillé comme fonctionnaire au ministère de tutelle des Sociétés et Entreprises d’État du Mali.
En 1991, Mariam Kaïdama Sidibé est conseillère technique auprès du présidentAmadou Toumani Touré, puis d'aout 1991 à juin 1992, ministre du Plan et de la Coopération internationale du gouvernement de transition. De mai 1992 à juin 1992, elle est aussi ministre de l'Agriculture et de l'Environnement. Mariam Kaïdama Sidibé est, entre août 1993 et novembre 2000, secrétaire exécutive du CILSS -- Comité Inter-États de lutte contre la sécheresse au Sahel basé à Ouagadougou. En août 2001, Mariam Kaïdama Sidibé est à nouveau conseillère spéciale du président de la République, après l'élection de celui-ci. De mars à juin 2002, elle est ministre du développement rural du Mali. En 2003, Mariam Kaïdama Sidibé est nommée présidente du conseil d'administration de la Sonatam (Société nationale de tabac et allumettes du Mali). Elle est mariée et mère de quatre enfants. Elle porte le nom de son mari, Cissé, devant ses prénoms et nom de naissance.

Isatou Njie Saidy - proudly from The Gambia
Elle est née le 5 mars 1952, Kuntaya, Division de la rive nord (aussi orthographié Aisatu N'Jie Saidy) et est la vice-présidente de la Gambie depuis le 20 mars 1997. Elle est la première femme gambienne à ce poste.
Njie Saidy est née dans le village de Kuntaya dans le district Jokadu de la division de la Rive droite. Elle suit des études pour devenir institutrice.
De septembre 1983 à décembre 1989 elle est secrétaire générale du conseil national des femmes de Gambie (Gambia National Women's Council and National Women's Bureau).
De juillet 1996 à 2001 Njie Saidy est ministre de la Santé et des Affaires sociales du gouvernement de Yahya Jammeh. Elle rajoute le secrétariat d'État des Affaires féminines à ses fonctions peu après.
Depuis le 20 mars 1997 elle est vice-présidente de la Gambie et par conséquent détient la deuxième plus haute fonction dans l'État gambien.
Njie Saidy est mariée et a quatre enfants.

Aminata Niane, S'investir toujours...
Elle est née le 6 Décembre 1956 à Dakar (Sénégal) et est la Directrice Générale de l'APIX (Agence nationale chargée de la promotion de l’investissement et des grands travaux ). Elle a y été nommée en 2000 par le président Abdoulaye Wade. Après le Bac au lycée Seydou Nourou Tall à Dakar, Aminata Niane  suit des études scientifiques a Montpellier en France puis décroche le Master of Business Administration (MBA) en 1993 en Angleterre. Par la suite, son parcours est le suivant:
-  Chef du département recherche et développement à la Société industrielle de produits laitiers (SIPL, 1983-86)
- Ingénieur-conseil à la Sonacos (Société nationale de commercialisation des oléagineux, 1987)
- Conseiller technique au ministère du Commerce (1987-89)
- Chef de division communication et relations extérieures à l'Institut sénégalais de normalisation (ISN, 1990)
- Expert à la Cellule d'appui à l'environnement des entreprises (1991-95)
- Chef de projet à la Fondation Secteur Privé (1995-98) - Associée responsable au cabinet conseil @MI-Solutions (1998-99)
- Directrice Générale de l'APIX (Agence nationale chargée de la promotion de l’investissement et des grands travaux ) depuis juillet 2000

 Mame Madior Boye, la battante, la discrète...
Née à Saint-Louis en 1940, Mame Madior Boye est issue d'une famille de juristes. Son père fut d'abord greffier, puis huissier de justice. L'un de ses frères fut procureur généralprès la Cour suprême du Sénégal. Un autre, professeur de droit international privé, devint recteur de l'université de Dakar.
Après des études au lycée Faidherbe de sa ville natale, elle intègre la Faculté de sciences juridiques et économiques de l'Université de Dakar en 1963, puis poursuit sa formation au Centre national d'études judiciaires (CNEJ) de Paris – devenu dans l'intervalle l'École nationale de la magistrature. 
Elle est successivement substitut du procureur de la République, première vice-présidente du tribunal régional de première classe de Dakar et présidente de chambre à la Cour d'appel.
De 1990 à 2000 elle exerce des responsabilités au sein de la Compagnie bancaire de l'Afrique occidentale. 
Mame Madior Boye n'est membre d'aucun parti. Après la victoire d'Abdoulaye Wade à l'élection présidentielle de 2000, elle est nommée ministre de la Justice en avril 2000, puis Premier ministre le 3 mars 2001, après la démission de Moustapha Niasse. Elle est remerciée le4 novembre 2002 en raison de sa prise de position à l'occasion du naufrage du Joola en septembre 2002.
Elle reste Garde des Sceaux dans le nouveau gouvernement d'Idrissa Seck.
En septembre 2004, Alpha Oumar Konaré la nomme représentante spéciale de la Commission de l'Union africaine (UA), chargée de la protection des civils dans les zones de conflit. Basé à Dakar, son poste la conduit néanmoins à se déplacer beaucoup, au Darfour, enRépublique centrafricaine, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo au Rwanda, au Burundi ou en Ouganda, où elle rencontre victimes, belligérants et responsables politiques.

- - Marième Mint Ahmed Aicha, la 'Mama'
Elle est la première femme à diriger le département du  Secrétariat d'Etat à la Condition feminine, en Mauritanie. Elle dirige  actuellement une importante organisation non gouvernementale pour la promotion et la protection de la famille et de l'enfant. Elle est, aussi, très engagée politiquement.
Dans son combat elle a réussi à mettre en place les réalisations suivante avec sa fondation:
§  Mise en place d’un plan stratégique qui traduit sa vision d’avenir pour l’horizon 2001,
§   Création de 2 cliniques de planning familial et leur équipement avec le matériel de travail et de communication,
§   Dotation de deux cliniques de planning familial formées SR/PF et technique de communication,
§   Soutien aux activités des cliniques à travers : application et contrôle de procédures, counselling et service éducatif, sensibilisation permanente, intégration d’autres prestations sanitaires au profit de clients (gynécologie, pédiatrie, vaccinations, …),
§   Formation, sur place et à l’étranger, en matière de Santé reproductive et de Planning familial pour le bénéfice des équipes de volontaires de l’Ampf et autres départements concernés,
§   Conférences, seminaires, interviews et articles de presse,  sur des thèmes aussi variés que « Islam et planning familial », « Islam et sida », etc…
§   Création de réseaux de plaidoyers (hommes religieux, jeunesse, parlementaires, journalistes….),
§   Mise ne place de structures permanentes dans toutes les régions du pays (Kiffa, Rosso, Kaédi, Nouadhibou…),
§   Développement de la recherche sociologique et sanitaire

- Saran Daraba Kaba, la lionne
Elle est la présidente fondatrice du REFMAP(réseau des femmes de la Mano River Union pour la paix.) Depuis sa création, le REFMAP a joué un rôle important  en promouvant les Droits des femmes dans la sous-région de fleuve Mano; la Guinée, le Libéria et la Sierre Léone.Prix des Droits de l'homme des Nations Unies.Saran Daraba Kaba est pharmacienne de formation et ancienne ministre des Affaires sociales  et de la promotion féminine de l'enfance. 
L’ancienne ministre guinéenne Hadja Saran Daraba Kaba, a été nommée au poste de secrétaire exécutif du l’Union du fleuve Mano, organisation sous-régionale regroupant la Cote d'Ivoire, la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone.
Mme Hadja Saran Daraba Kaba, remplace à son nouveau poste l’ancien ministre Thierno Habib Diallo décédé au mois de juillet dernier, dans un accident de circulation en Sierra Leone alors qu’il se rendait à Conakry.Figure marquante de la société civile guinéenne, Hadja Saran Daraba Kaba était candidate à la présidentielle dernière. Elle s’était classé 22ème sur 24 récoltant que 2 969 voix ; soit 0,11 % des suffrages.Au second tour de la présidentielle guinéenne, elle s’était ralliée à Alpha Condé, le candidat de l’Alliance Arc-en-ciel qui a remporté le scrutin.  Kaba est née en 194- à Coyah. Elle est mariée et mère de 7 enfants.

- Rose Dieng Kuntz- 1ère Africaine polytechnicienne
 Rose Dieng-Kuntz (née en 1956, décédée en le 30 Juin 2008, ) était une scientifique d'origine Sénégalaisevivant en France. Etait la première femme africaine à être admise à l'école polytechnique en 1976.
 Elle s'est vue décerner par le Ministère de la Recherche et le groupe EADS le prix Irène Joliot-Curie 2005distinguant ainsi une femme qui s'est affirmée par son parcours et sa contribution à la science.
Après un parcours brillant au lycée Van Vollenhoven de Dakar (Sénégal) -1er prix en mathématiques, en français et en latin au concours général sénégalais 1972, et le 2ème prix en grec, lauréate du baccalauréat section scientifique avec mention très bien et les félicitations du jury - Rose Dieng-Kuntz poursuit ses études en France où elle est la première femme du Sénégal et d'Afrique admise à l'Ecole polytechnique en 1976. Diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure des Télécommunications, d'un DEA en informatique et titulaire d'une thèse sur la spécification du parallélisme, elle intègre l'INRIA en 1985.
 Rose Dieng-Kuntz était jusquà son décès  directrice de recherche INRIA et responsable scientifique du projet ACACIA (Acquisition des connaissances pour l'assistance à la conception par interaction entre agents) à l'INRIA Sophia Antipolis depuis 1992. Elle a d'ailleurs été ainsi la deuxième femme chef de projet à l'INRIA.

Trop fière d'être africaine!

By Aduuna Boul Comprendre

Mousso'rement Vôtre

mercredi 7 mars 2012

LA BIOGRAPPHIE D'ELLEN JOHNSON SIRLEAF, "LA DAME DE FER AU FOULARD"!

Date de naissance : 29/10/1938 (format : jour/mois/année)

Ellen Johnson Sirleaf (née le 29 Octobre 1938), est une femme politique Libérienne , actuelle présidente du Libéria et première femme à être élue à la tête d'un pays Africain. Brillante économiste formée à Harvard  aux Etats-Unis se distingue à nouveau  le 7 Octobre 2011 en recevant à 72 ans,  avec sa compatriote libérienne Leymah Gbowee et la Yémenite Tawakkol Karman, le Prix Nobel de la Paix. Une distinction qui récompense ses efforts pour reconstruire un pays décimé par une décennie de guerre civile. 
Première femme africaine à la tête d'un pays de quatre millions d'habitants traumatisé par des guerres civiles qui, de 1989 à 2003, ont fait quelque 250 000 morts, détruit ses infrastructures et son économie.

Lorsqu'elle prend les rênes du pays, Ellen Johnson Sirleaf apporte aussi au Liberia sa connaissance des institutions internationales. Économiste passée par l'ONU et la Banque mondiale, elle connaît les grands de ce monde, notamment Hillary Clinton. Elle utilise donc ses connexions pour obtenir des prêts pour son pays.
 
La "Dame de fer" de l'Afrique
Ellen Johnson naît le 29 octobre 1938 à Monrovia, dans une famille ayant des origines à la fois gola et allemandes. Son père est le premier Libérien africain à siéger au Parlement. La jeune fille fréquente le College of West Africa à Monrovia, et épouse, à dix-sept ans, James Sirleaf (dont elle divorcera par la suite). En 1961, elle poursuit ses études en économie et en gestion d'entreprise aux États-Unis. Après avoir obtenu une maîtrise en administration publique à Harvard (1971), elle entre dans la fonction publique libérienne.
Ellen Johnson-Sirleaf est nommée ministre adjointe des Finances (1972-1973) sous la présidence de William Tolbert, puis ministre des Finances (1980-1985) sous la dictature militaire de Samuel K. Doe. Mais reconnue pour son intégrité, elle entre en conflit avec ces deux chefs d'État. Sous le régime Doe, elle est emprisonnée à deux reprises et échappe de peu à une exécution. Lors des élections générales de 1985, elle mène campagne pour siéger au Sénat et critique ouvertement la dictature, ce qui lui vaut d'être arrêtée et condamnée à dix ans de prison. Elle est toutefois libérée rapidement et autorisée à quitter le pays. Durant ses douze années d'exil au Kenya et aux États-Unis, elle devient une économiste influente à la Banque mondiale, à la Citibank et dans d'autres institutions financières internationales. De 1992 à 1997, elle dirige le Bureau régional pour l'Afrique du Programme des Nations unies pour le développement.

Lorsqu' Ellen Johnson Sirleaf arrive au pouvoir en 2006, le Liberia est un pays meurtri qui sort de 14 ans de guerre civile et l'un des pays les plus misérables au monde, avec 85% de chômeurs, une criminalité exponentielle, et une mortalité des enfants galopante.
Après des années d'exil et deux séjours en prison, Ellen Johnson Sirleaf frappe alors un grand coup, licencie tout le personnel corrompu du ministère des finances et se paye le luxe de le leur annoncer personnellement, ce qui lui vaut le surnom de "Dame de fer".


Mousso'rement Vôtre

lundi 30 janvier 2012

Heroines du Sénégal: Aline Sitoé Diatta


 

Parfois présentée comme une reine, la prêtresse Aline Sitoé Diatta (1920-1944) est une héroïne de la résistance casamançaise. On la surnomme parfois la « Jeanne d'Arc d'Afrique ». Née en 1920, à Nialou, un quartier de Cabrousse, Aline Sitoé Diatta se rend d’abord à Ziguinchor pour travailler comme docker et non comme bonne. À l’instar des filles de la région, elle migre sur Dakar durant la saison sèche. C’est à Dakar, comme une prophétesse, qu’elle reçoit la mission quasi divine de libérer son peuple. Aline refuse de s’y investir dans un premier temps. Son refus obstiné lui vaut un évanouissement au marché Sandaga. Et, selon l’hagiographie diola, c’est un vautour blanc qui lui ordonne d’obéir et de rentrer pour secourir une population martyrisée par l’administration coloniale. Une fois dans son Kassa natal c'est-à-dire en Casamance, cette femme meneuse d’hommes entraîne toute la basse Casamance dans la désobéissance civile face à l’oppression française. Elle est à l'origine de véritables mouvements de révolte en Casamance en disant notamment aux paysans casamançais d'arrêter les cultures commerciales dictées par les colons au profit des cultures vivrières. Considérée comme potentiellement dangereuse elle est alors jugée par l'administration coloniale et déportée à Tombouctou au Mali où elle meurt en 1944 à l'âge de 24 ans.

L’histoire de aline Sitoé Diatta prendrait presque l’allure d’un conte, tellement l’insoumise Dde l’ethnie des Diola aura fait parler d’elle. C’est dans le quartier de Mossor, que naissait donc la fille de Silosia Diatta et d'Assonelo Diatta.  Ce n’est qu’après le déces de son père qu’elle est receuillie par son oncle Elaballin Diatta.

Vers 1941 qu'Aline reçoit ses premières révélations. Une "voix" lui demande de retourner dans son village pour porter secours à son pays et le délivrer des colons. La voix précise que si elle manque à ce devoir, il lui arrivera malheur. Aline n'obéit pas, et quatre jours plus tard, elle se retrouve paralysée au réveil. Elle demande finalement à ce qu'on la ramène à Casamance, et dès son arrivée, la paralysie la quitte. Toutefois, et selon certains dires, Aline conservera des séquelles de ce mal et boitera tout le restant de sa vie.

 Petit à petit et sans se forcer, Aline se sent comme poussée d'intervenir face aux agissements injustes des colons à l'égard de la population sénégalaise. Elle encourage son peuple à désobéir aux colons, incite ce dernier à ne pas payer l'impôt, à cultiver du riz plutôt que des arachides, contrairement à ce que veulent les Français, et à ne pas  rejoindre l'armée française.

Aline pousse son peuple à adopter une démarche de résistance en refusant la culture du colonisateur en retournant aux sources de la culture sénégalaise; elle explique en outre que sa démarche et son message ne sont pas uniquement personnels mais d'ordre divin également.

 Selon Aline, le retour aux sources doit se manifester notamment par le rétablissement de l'ancienne "semaine diola" qui consiste à travailler 5 jours et à se reposer le 6ème jour, et par la mise en place de nouvelles cérémonies de sacrifices et de prières, c'est à dire d'une toute nouvelle forme de religion se voulant traditionnelle.

Aline Sitoé et ses miracles

Face à une sécheresse qui s'abat sur la région, la population qui ne prête attention aux déclarations d'Aline qu'à moitié, décide de la consulter car il est temps de démontrer la véracité de ce qu'elle proclame. Si ses révélations viennent vraiment de Dieu, elle devrait pouvoir agir contre cette calamité. Aline propose des incantations pour inviter la pluie à tomber ainsi que des sacrifices de bœufs noirs. Suites à ces cérémonies, et au grand étonnement de la population, la pluie se met à tomber et arrose ainsi les rizières desséchées.
Il n' y a plus aucun doute, Aline Sitoé Diatta est une vraie servante de Dieu. Les miracles ne s'arrêtent pas là: Aline impose les mains aux malades et les guérit. Lorsqu'elle visite les malades alités et leur serre la main, à peine tourne-t-elle le dos que les malades se remettent sur pied.
Son nom ne tarde pas à se répandre dans toute la région et des délégations entières viennent de loin pour la rencontrer. Quelques soient leur religion ou groupe ethnique, les foules pour qui Aline prêche le retour aux sources sont radicalement touchées et se tournent effectivement vers les traditions qu'Aline prône.

La reine de Casamance et les colons

L'ancien Roi de Casamance étant décédé, c'est en elle que le peuple voit un successeur. Il a besoin d'une personne dotée de pouvoir surnaturelle, une personne en connexion directe et constante avec Dieu. Aline ne se fait pas prier, elle accepte de prendre la relève du roi défunt et devient Reine de Casamance.
 C'est en pèlerinage qu'on vient voir la Reine Aline Sitoé, on lui demande conseils et assistance face aux colons de plus en plus imposants. Ces derniers sentent le danger venir de loin et se mettent à sa recherche. L'administration cherche à l'emprisonner pour cause d'incitation à la rébellion et à l''insoumission face à l'ordre établi.
 Le jour où les soldats français arrivent en embuscade pour embarquer Aline, elle est en pleine période menstruelle. Or chez les diola, il s'agit d'une période d'impureté et  la femme concernée doit quitter sa chambre pour se coucher à un autre endroit réservé à la circonstance. Aline n'est donc pas là. Les soldats qui pensent qu'elle se cache, se mettent à tirer partout et parviennent entre autre à toucher une jeune femme qu'ils prennent pour Aline Sitoé. Selon les sources, il s'agirait de sa co-épouse.
Les nouvelles du carnage arrivent aux oreilles de la Reine qui décide de se rendre elle-même auprès des colons afin d'éviter que d'autres innocents se fassent tuer à cause d'elle. Aline Sitoé Diatta se fait arrêter le 8 mai 1943. Son mari est aussi arrêté, mais il retrouvera la liberté des années plus tard.
Elle sera balancée d'une prison à une autre, entre le Sénégal, la Gambie et le Mali. C'est à Tombouctou qu'elle rendra l'âme en 1944, morte des suites de privation et de torture. La Reine serait tombée gravement malade et on aurait simplement refusé de la soigner pour la voir partir plus vite.

La postérité

Son nom a été donné à un quartier de Dakar situé à proximité de l'Université Cheikh Anta Diop (la Cité Aline Sitoé Diatta), à un stade de Ziguinchor (le stade Aline Sitoé Diatta), ainsi qu'à diverses écoles et organisations.
Une exposition lui a été consacrée en 2007. Le Aline Sitoé Diatta est le bateau qui assure depuis 2008,  la liaison Dakar-Ziguinchor, en remplacement du Wilis, lui-même successeur du Joola, de tragique mémoire.

Sources :
Wikipédias + Reines et Heroines d’Afrique

vendredi 13 janvier 2012

4 questions à Mme Joséphine Odera: Directrice Régionale de ONU FEMMES en Afrique de l’Ouest


Question 1 : Mme Odera, en juillet 2010, l’Assemblée Générale des Nations Unies a créé, ONU-Femmes, dont le  lancement officiel a eu lieu à New York le 24 février 2011. Qu’est ce que cette nouvelle entité et quel et son mandat ?

En Juillet 2010, l’Assemblée Generale des Nations Unies a créé ONU FEMMES,  l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, qui a entamé ses activités le 1er Janvier 2011. ONU FEMMES est le résultat de la fusion de quatre organes des Nations Unies dédiées exclusivement à la promotion de l’égalité des sexes. Madame Michelle Bachelet, Ancienne présidente du Chili en est la Directrice exécutive avec rang de Sous Secrétaire Général.
ONU FEMMES intervient dans 5 domaines prioritaires définis en tenant compte des besoins des femmes dans le développement. Ainsi, la dernière née des agences du Système des Nations Unies s’attellera (1) à renforcer le leadership des femmes dans la gouvernance, (2) à combattre les violences basées sur le genre (3) à garantir la participation des femmes dans les processus de paix, (4) à renforcer le pouvoir économique des femmes, et (5) et à faire de la prise en compte de leurs besoins spécifiques une priorité des politiques nationales et budgets.
Par ailleurs le renforcement de capacités des acteur/trice/s de ces processus et le développement de partenariats font partie de la stratégie d’intervention d’ONU FEMMES.

Question 2 : Quel est l’apport de ONU FEMMES pour l’amélioration des conditions de vies des femmes et des hommes surtout dans les pays les plus pauvres ?

Pour améliorer les conditions de vie des femmes et promouvoir un développement économique et social plus équitable,  ONU FEMMES va jouer un rôle de coordination des multiples initiatives en faveur de l’autonomisation de la femme. Elle va par ailleurs s’atteler à renforcer la responsabilité des Nations Unies sur la promotion de l’égalité des sexes et à appuyer les efforts nationaux à travers l’appui à des programmes innovants et catalytiques.
La mise en œuvre par les pays de politiques et programmes conformes à leurs engagements internationaux en faveur de l’égalité homme femme va influencer les méthodes d’intervention d’ONU FEMMES dans nos secteurs prioritaires et ceux des structures onusiennes ou nationales sollicitant notre appui.

Question 3 : Quelles sont les actions clés que ONU Femmes mène en Afrique de l’Ouest ?


En Afrique de l’Ouest, ONU FEMMES intervient dans 15 pays et ce, dans plusieurs domaines. Par exemple, un vaste programme est en cours pour lutter contre les violences faites aux femmes dans la zone CEDEAO, avec le soutien de la coopération technique italienne, pour des actions de prévention des violences, de prise en charge des victimes et du renforcement du dispositif légal et institutionnel engagé dans la lutte. Il y a également un programme qui cible les femmes dans le commerce transfrontalier pour contribuer à leur transition de l’informel au formel. ONU FEMMES appuie également la participation des femmes aux élections et pour ce faire, travaille étroitement avec les partis politiques et la société civile pour s’assurer de la représentativité des femmes sur les listes électorales, et pour l’éducation civile et la formation en leadership. Dans les pays en crise ou post conflit, ONU FEMMES appuie la participation des femmes aux négociations et à la reconstruction de paix. Finalement, afin que les budgets prennent en compte les besoins des femmes et des hommes, ONU FEMMES appuie dans plusieurs pays l’adoption de l’approche Budgétisation Sensible au Genre.

Questions 4 : Votre Directrice Exécutive, Mme Bachelet a lancé les 100 jours d’ONU Femmes, quelles sont les activités prévues dans la sous-région ? 
Le 24 Février dernier ONU FEMMES a été lancée au niveau mondial à New York, aux EU.  Mme Michele Bachelet,  fera honneur aux femmes Africaines, à notre Continent  et en partic
ulier à notre sous région, en célébrant, le 8 Mars prochain à Monrovia, le Centenaire de la journée internationale de la Femme aux cotés de Mme Hellen Johson Sirleaf, Pésidente du Liberia.  Quelques pays ont également prévu de célébrer le lancement sous régional de la création d’ONU FEMMES notamment le Niger, le Nigeria, le Mali, le Sénégal, le Ghana et la Guinée. Ces activités seront organisées en étroite collaboration avec les gouvernements des pays respectifs, la société civile, le secteur privé, les parlementaires, les académiciens, les agences des Nations Unies et les partenaires techniques et financiers.

INTERVIEW DE JOSEPHINE ODERA DANS WOMEN IN CHARGE....

Merci à Afrika Muso/ et à Africa 7

Mousso'rement Vôtre

dimanche 11 décembre 2011

5 Styles de Foulard - 5 différentes personnalités!

 
1. LE FOULARD NEFERTITI
 Communément appelé le foulard « Erikah badu » ou « Turban », ce type de foulard est idéal pour celles qui ont beaucoup de cheveux et surtout pour celles et ceux qui ont des locks ! La technique est simple et consiste à avoir un foulard d’une très grande longueur, à enrouler en hauteur autour des cheveux de manière à ce que cela tienne, comme une couronne pharaonique..d’où le nom de Nefertiti.  

2. LE TARWON OU MELEKENI
Le Tarwon ou Melekeni donne l’impresion de quelqu’un qui a mal à la tête, justement parce que selon les sociologues, ce type de foulard serait utilisé par certaines ethnies africaines pour soigner des maux de têtes ! et ce n’est que par la suite, que ce foulard qui rappelle les « ondes dans l’eau » aurait été élevé au rand de coiffure. Très simple, il suffit d’avoir un bout de tissu,  enrouler sur lui-meme en faisant un effort de torsion de haut en bas, et en enroulant simplement autour de la tête (de l’avant à l’arrière).

3. LE GELE
Réputé, pour être un foulard dont l’origine se trouve au Nigeria, ce type de foular rappelle surtout une fleur et ses pétales, du fait que le Gele mérite toute une technique. L’astuce est de « créer des couches » autour de la tête de manière à former une sorte de successions de pétales » à l’arrière de la tête ! Le gele exige un type de tissu qui puisse tenir (ex : bazin) pour donner à la figure toute sa beauté ! Une trousse d’épingles à tête est également indispensable !

4. LE HIJAB DE CEREMONIES
Beaucoup connaissent le Hijab simple, art savamment manié par les jeunes femmes musulmanes, seulement le hijab de cérémonie lui, consiste à apporter une touche particulière au hijab, lors de mariages, de baptêmes ou d’autres cérémonies…. La particularité de ce type de coiffure est d’allier le Hijab à d’autres styles de foulards (tel que le foulard en chignon). Une grande dextérité est requise et de plus en plus de professionnels se lancent dans ce type d’activités de plus en plus prisé par les jeunes femmes « ibadous » comme on les appelle communément. La création prend entre 1 et 2 heures et nécessite généralement  l’utilisation du même tissu que la robe.


 
5. LE CHIGNON BAS
Il consiste simplement à nouer le foulard à l’arrière de la nuque. Coiffure idéale pour celles qui manquent d’imagination ou qui veulent simplement se « cacher leur tête des mauvais jours ». Il demande une longueur de tissus assez importante selon la taille du chignon et demande généralement à attacher les cheveux au préalable, de manière à enrouler la « crinière » du foulard autour des cheveux attachés

Mousso'rement Vôtre

Vous vous mettez au mousso'R si...

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